15 décembre 2011

ACTE 1, Scène 4

 DIEU
(Finissant de se préparer)
- Mais qu’est ce que j’ai fais au Big Bang pour avoir un fils pareil. Je me demande bien ce qu’il a fichu pendant ces deux mille quarante ans. Deux mille quarante ans ! Ah, il s’est pris de belles vacances sous les étoiles du paradis, le môme.
 
GABRIEL
- Ca y est, patron, Saint Pierre est à nouveau bigotté sur le Quartier Général.
 
DIEU
- Très bien. Laissez nous, et revenez avec quelques anges débardeurs pour mettre en place la Cour de Justice Divine.
 
GABRIEL
- A vos ordre, patron. (Il sort)
 
DIEU
- Allons bon, où ai-je encore planqué mes tables de lois ? (Il fouille un peu partout dans la pièce) Non, elles ne sont pas là dessous... ni là dedans... à moins que... (Il jette un coup d'oeil sous son lit) Ah les voilà. Il me semblait bien les avoir rectifiées il n'y a pas si longtemps. (Il les tire à lui) Ouf ! Que c'est lourd (Elles sont en pierre).
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- Hum ! patron, excusez moi d'intervenir, mais que cherchez-vous sous votre lit ?
 
DIEU
- Les dix commandements pardi !
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- Alors, arrêtez donc de vous fatiguer de la sorte, je les ai fait graver sur DVD. (Le lecteur de DVD de l'ordinateur s'ouvre).
 
DIEU
- (Il se relève) Saint Pierre, que votre microprocesseur soit béni. Quelle excellente idée vous avez eu. La tradition, c'est bien joli, mais c'est un peu lourd et très encombrant. Donnez-moi ça. (Il saisit de disque). Merci.
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- Vous vouliez me consulter paraît-il ?
 
DIEU
- Oui, Saint Pierre. J'aimerais que nous examinions ensemble le dossier de l'Affaire Humanité.
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- Très bien. Installez-vous.
 
Dieu prend un chaise et s'installe devant l'ordinateur.
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- Je vais vous passer la reconstitution des faits en images de synthèse, accompagnée de documents d'archives.
 
DIEU
- Ca va durer combien de temps ?
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- Un siècle, quatre ans, dix jours, onze heures, quarante-cinq minutes, et vingt-deux secondes.
 
DIEU
- Tant que ça ?
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- Oui. Et encore, j'ai supprimé certains détails.
 
DIEU
- Vous ne pourriez pas me faire un résumé. Je n'aurai pas le temps de tout voir.
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- C'est que l'affaire n'est pas très simple. Ce que je vais vous dire va vous sembler caricatural.
 
DIEU
- Tant pis. Allez y. Je prendrai ça comme une esquisse.
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- Pour raccourcir un peu et éviter de commencer aux origines de l'humanité, on peut affirmer que jusqu'à la révolution industrielle, tout était encore sous contrôle. Certes les progrès techniques dans quelques parties du monde avait permis à certains d'augmenter considérablement leur population et leur prédation sur l'ensemble de la création, mais les dégâts étaient spatialement limités et dans des zones à faible diversité biologique. Rien de très grave ni d'irrémédiable.
 
DIEU
- Et puis quelques grandes épidémies et quelques bonnes guéguerres permettaient, je suppose, de rétablir l'équilibre.
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- Tout à fait. Mais là où tout a commencé sérieusement à se gâter, c'est quand l'homme s'est intéressé aux énergies fossiles. Au départ, c'était formidable: moins de pression sur l'environnement, retour de la forêt, disparition des famines, et j'en passe. En bref, l'homme, ou tout au moins, une partie de l'humanité s'est vue soudain libérée de l'emprise de la nature. Du moins en apparence, et c'est cela qui l'a perdu.
 
DIEU
- Poursuivez.
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- Je m'explique. Autrefois, la plupart des êtres humains se battait pour leur survie. Ils étaient donc pleinement conscient du lien étroit qui liait leur sort à celui de la terre nourricière. Elle était crainte, mais respectée, un peu comme avec une mère. Mais lorsque l'homme découvrit le charbon et le pétrole, il réagit comme un adolescent qui braque une banque. Il étouffa de l'arrogance du démuni qui se vautre dans l'opulence, du soumis qui accède au pouvoir. La mère tant vénérée n'était plus qu'une vioque sans intérêt, un substrat de culture ou un élément du décor.
 
DIEU
- Tu me sers ou je te jette. Je vois ça...
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- Exactement. A partir de cet instant tout s'accéléra. L'homme devint le seul maître à bord. Plus rien ne lui résistait. Le confort que lui permettait les énergies fossiles lui permit de progresser à une vitesse vertigineuse dans tous les domaines. Plus de famines, plus d'épidémies, plus de vieillesse, et de plus en plus d'êtres humains. Efficacité garantie... Les choses auraient pu en rester là, mais le développement était inégal. Une petite partie de l'humanité avait atteint un tel niveau de performance, qu'elle n'avait presque plus de contraintes. L'inaction lui pesait tellement qu'elle s'inventa de nouveaux besoins: le confort, les loisirs, la maison individuelle, l'automobile, l'électroménager, et tout un tas d'autres gadgets de plus en plus nombreux, de plus en plus sophistiqués et de plus en plus coûteux, notamment en ressources énergétiques. Les moyens locaux s'épuisant, ces sociétés partirent à la conquête d'autres gisements notamment dans les contrées où l'homme était resté plus proche de la nature, assis sagement sur des réserves intactes. La soumission fut rapide, d'abord directe, par la colonisation, puis plus vicieuse, par la mondialisation.
 
DIEU
- La mondialisation ?
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- Oui une forme de féodalité à l'échelle mondiale. Mais je ne vais pas rentrer dans les détails., c'est très compliqué. Tout ce qu'il faut retenir c'est que le saccage de la nature s'accéléra de plus belle, appauvrissant les uns, enrichissant toujours plus les autres.
 
DIEU
- Et la nature dans tout ça ?
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- La nature ? Et bien, elle en a eu assez. Pourtant elle est de nature conciliante. Bonne pâte me direz vous. Mais là, c'était trop. Elle a commencé à envoyer des signaux de détresse, histoire de faire comprendre aux hommes qu'ils habitaient sur un monde limité dont les ressources n'étaient pas inépuisables. A chaque nouvelle bouffée de carbone dans l'atmosphère, la nature répondait pas plus d'ouragans, de canicules, de moussons destructrices, de sécheresses abusives. Mais rien n'y faisait. A croire que l'humanité était définitivement aveugle, sourde et amnésique, anesthésiée par le charbon, le gaz et le pétrole.
 
DIEU
- Et alors ? Que s'est il passé ?
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- Très simple, logique, imparable: les ressources en énergies fossiles se sont épuisées au moment où l'humanité en était devenue complètement dépendante et qu'en même temps les conséquences de son utilisation en devenaient véritablement insupportables.
 
 
DIEU
- Très bien. Ils se sont calmés alors ?
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- Que neni. Tout ce qu'ils ont trouvé de plus intelligent à faire c'est de se jeter dans les biocarburants, la biomasse et le nucléaire. La phase terminale a été rapide. La planète s'est vue intégralement cultivée, des plus basses terres aux plus hauts sommets. Alors la nature s'est littéralement effondrée. Les abeilles ont disparu, comme la plupart des insectes. Les oiseaux ont suivi, puis tout le reste. Plus de pollinisation efficace. Plus de nuisibles. Plus de récoltes. Ajoutez à cela un climat chamboulé, des sécheresses à répétition suivies d'inondations. Plus de végétation pour retenir les sols... Bref, lacatastrophe partout, les famines à l'échelle mondiale et les économies qui s'effondrent, et tout avec.
 
DIEU
- Et bien bon débarras...
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- Bon débarras ?
 
DIEU
- Oui bon débarras. L'être humain redevient une miette, la nature reprend ses droits quelques millions d'années plus tard et tout le monde est content.
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- Oui, cela aurait pu se passer comme cela, mais...
 
DIEU
- Mais ?
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- C'était sans compter sur l'arme atomique..
 
DIEU
- C'est à dire ?
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- Et bien lorsque les pays pauvres furent complètement affamés ils se tournèrent vers les pays riches. Leur haine explosa lorsqu'ils se rendirent compte que ces derniers s'étaient dotés de solides réserves pour faire face à l'adversité. Ils se mirent à genoux pour supplier les plus riches de leur venir en aide... Mais rien n'y fit. Chacun luttait pour sa survie. En désespoir de cause, ils brandirent la menace nucléaire. Mais elle ne fut pas prise au sérieux. Fatale erreur. Une pluie de missiles s'abattit tous azimuts sur les pays riches, suivie de répliques automatiques des deux camps jusqu'à épuisement des arsenaux.
 
DIEU
- Et ces arsenaux étaient importants ?
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- Considérables ! La technologie nucléaire étant sensée suppléer aux énergies fossiles, elle s'était généralisée partout. On ne savait plus quoi faire du plutonium. Ce fut un carnage. Aucun survivant .
 
DIEU
- Aucun survivant ! Plus un seul humain ?
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- Pas un.
 
DIEU
- Et bien je ne vais pas m'en plaindre. Et le reste du monde qu'est il devenu ?
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- Ceci. (Une image apparaît à l'écran).
 
DIEU
- Une patate géante !
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- Hélas non.
 
DIEU
- Qu'est ce alors ?
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- Une météorite
 
DIEU
- Comment ? Vous voulez dire, que du plus grand chef d'oeuvre de la création, il ne reste plus que ça !
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- Affirmatif. Les impacts nucléaires ont été si puissants que le globe terrestre s'est disloqué et a littéralement explosé, s'éparpillant dans le système solaire en millions de météorites.
 
DIEU
- (Atterré) Ha ! Les démons ! Les endiablés ! Les suppôts de Satan ! Ils vont me le payer ! Leur propre extermination, passe encore ! Mais ça ! ça ! Les fumiers ! Les chiens ! Ma vengeance va être terrible !
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- Et encore, vous n'avez pas tout vu.
 
DIEU
- Saint Pierre, vous me faîtes trembler.
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- L'explosion fut si colossale que les deux plus proches planètes de la Terre, Mars et Vénus, ont éclaté elles aussi.
 
DIEU
- Nom de Dieu de nom de Dieu... (Saint Pierre émet un signal d'alarme). Oh, hé, c'est bon. Je jure si je veux. Vous n'allez pas me faire la morale dans un moment pareil. (Court silence, pendant lequel Dieu fait défiler les images). C'est hallucinant. Je n'en reviens pas. Comment ont ils pu en arriver là ? Ce sont vraiment des abrutis ! Ah ça, individuellement ils sont intelligents, mais en groupe, ils sont vraiment lamentables. A croire qu'ils n'ont pas plus de jugeote que les moutons, les vaches ou les lapins. Effroyable ! Je suis écœuré (Un temps) Et j'ai tout à refaire maintenant ! 4 milliard d'années de boulot et tout à reprendre à zéro ! Déprimant !
 
Dieu ouvre un tiroir d'où il sort une bouteille de vin de messe qu'il débouche.
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- Seigneur ?
DIEU
- Oui ?
TERMINAL SAINT PIERRE
- Avez-vous entendu ce bruit ?
 
DIEU
- Quel bruit ?

TERMINAL SAINT PIERRE
- Ce "plop" que je viens d'enregistrer.
 
DIEU
- Ah, vous avez enregistré un "plop". Moi je n'ai rien entendu.
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- Mon logiciel de comparaison des sons analyse le bruit d'une bouteille que l'on débouche. Cette hypothèse est confirmée par la présence dans l'air de toute une série de dérivés alcoolisés que capte mon capteur olfactif. Si je ne fais pas erreur, vous buvez du Paulliac.
 
DIEU
- Oui, mais c'est un Mouton-Rothschild premier cru, et il est béni.
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- Cela va de soit et vous avez du goût. Mais ne croyez vous pas qu'il serait préférable d'étudier le dossier plus à fond, plutôt que de boire ?
 
DIEU
- Bon, ça va. (Il rebouche la bouteille). On est plus chez soi, ici. Puisque c'est comme ça, faites moi une sortie du dossier.
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- Avec plaisir. Affaire Humanité, 100 milliards de pages, impression en cours.
 
Une imprimante se met soudain à projeter en l'air des dizaines de feuilles.
 
DIEU
- Olala. (Il se précipite pour ramasser les feuilles). Arrêtez. Arrêtez tout.
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- Impression terminée.
 
 
DIEU
- Imprimez moi le résumé, et les principaux éléments sur lesquels il faudra orienter l'accusation.
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- Cela fait quand même quelques centaines de milliers de pages.
 
DIEU
- Ca ira. Mais sortez moi tout ça illustré en couleur, relié, et empaqueté, s'il vous plaît. Je ne veux pas de vos feuilles volantes.
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- Il sera fait comme selon vos désirs, Seigneur.
 
On entend l'ordinateur travailler. Dieu en profite pour déboucher la bouteille.
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- Seigneur ?
 
DIEU
- Quoi ? Ce n'est pas possible, même avec ce bruit vous réussissez à entendre le "plop". Mais comment faites vous ?
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- J'ai été très finement programmé.
 
DIEU
- Par qui ? J'aimerais bien le savoir.
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- Désolé, je ne peux pas vous le dire. L'accès à cette information est contrôlé par un code secret.
 
DIEU
- Qui cela peut-il bien être ? Lucie Fer ? Jamais de la vie, bien au contraire. Judas ? Pourquoi pas, il n'en est pas à son premier coup. A moins que...
 
Soudain, Gabriel entre avec quelques anges débardeurs.
 
GABRIEL
- Les anges débardeurs que vous avez demandés, patron.
 
DIEU
- Parfait. Messieurs, au travail. Vous commencerez par me retirer le lit et la commode. Ensuite, vous disposerez tous les apôtres en arc de cercle, avec au sommet le terminal Saint Pierre.
 
GABRIEL
- Et vous, patron, où êtes vous ?
 
DIEU
- Moi, je suis au dessus de tout ça.
 
GABRIEL
- Bien sûr. J'aurais du y penser.
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- Impression terminée, Seigneur.
 
DIEU
- Excellent. Vous aurez de l'avancement Saint Pierre. Je vous rajouterai de la mémoire vive. (Il saisit le dossier dans le bac de l'imprimante). Maintenant, vous me laissez examiner chaque pièce de ce dossier, tranquillement, et dans un endroit où vous ne viendrez pas me chercher. Compris ? (Il ricane).
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- Serait ce une tentative de corruption cybernétique ?
 
Dieu s'apprête à descendre dans le puits de l'Enfer.
 
DIEU
- Tous ces soucis me déshydratent.
 
GABRIEL
- Mais... Mais vous allez chez le Diable !
 
DIEU
- Que voulez-vous ? Ce n'est pas de ma faute si c'est aussi le chemin qui mène à la cave.
 
GABRIEL
- Ah bon.
 
DIEU
- Mais surtout, pas un mot à ma femme, je compte sur votre discrétion.
 
GABRIEL
- Bien sûr.
 
A peine Dieu est-il entré dans le puits qu'un signal d'alarme provenant de l'ordinateur retentit. Dieu s'enfonce aux fins fonds de l'Enfer. Soudain, la porte du Paradis claque violemment laissant entrer Marie furibonde.
 
GABRIEL
- (Il hurle dans le puits ). Seigneur ! La voilà !
 
DIEU
- Ne criez pas si fort, vous allez me faire repérer ! Couvrez-moi! Ne dites pas un mot ! Vous m'entendez ! Pas un mot !
 
Gabriel couvre le puits d'un grand couvercle métallique.
 
MARIE
- (Ton glacial) Où est-il ? Gabriel, auriez-vous l'amabilité de m'indiquer où se cache mon débauché de mari.
 
Gabriel fixe Marie droit dans les yeux, puis regarde ses chaussures et enfin jette un regard furtif au puits de l'Enfer.
 
MARIE
- Très bien, vous ne voulez rien dire. Ce n'est pas un problème (Elle se dirige vers le terminal Saint Pierre). Saint Pierre, où se trouve mon mari.
 
TERMINAL SAINT PIERRE
- Dans les sous-sols de l'Univers. A la cave précisément.
 
MARIE
- J'en étais sûr. C'est du bon travail Saint Pierre. Je suis contente de vous. (Elle donne un coup de pied dans le couvercle du puits) Même dans des moments aussi dramatiques, il éprouve le besoin viscéral d'aller s'imbiber, comme du papier buvard, de vinasses diaboliques. (Elle descend dans le puits des Enfers) Diabolique rime avec alcoolique ! Alcoolique !
 
Les Anges Débardeurs continuent leur travail dans un silence ponctué par le bruit des pas de Marie sur les barreaux de l'échelle. Brusquement, les bruits de pas cessent.
 
DIEU
- Ciel, ma femme !
 
MARIE
- Alcoolique !
 
On entend résonnant dans le puits de l'Enfer, le bruit d'un coup violent, suivi d'un crie de douleur.
 
DIEU
- Gabriel ! : Judas !
 
GABRIEL
- Mais je n'ai rien dit.
 
On entend une série de coups en provenance du puits de l'Enfer; chaque coup est suivi d'un hurlement divin et d'un affaiblissement de l'intensité lumineuse.
 
Gabriel et les Anges Débardeurs finissent de mettre en place le tableau III. Les douze apôtres, douze ordinateurs sont placés en arc de cercle. Au sommet de l'arc, on trouve le terminal Saint pierre, et derrière lui, surélevée, la tribune de Dieu. Gabriel et les Anges Débardeurs sortent, leur travail achevé.
 
Lorsque tout est devenu noir, le silence s'installe.

Posté par Lucifer31 à 20:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Commentaires sur ACTE 1, Scène 4

Nouveau commentaire